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Formes des otolithes
| Les otolithes ont une forme distinctive qui est souvent caractéristique de
l’espèce du poisson à laquelle ils appartiennent. C’est pourquoi
les biologistes qui étudient les poissons, les phoques et les oiseaux
de mer, ainsi que les taxinomistes et les archéologues, se fient souvent
à la forme et à la taille des otolithes conservés ou non
digérés pour déterminer quelles étaient
l’espèce et la taille des poissons consommés par les prédateurs. |

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Ce processus d’identification est facilité par le fait que les otolithes
résistent mieux à la dégradation que la plupart des autres
tissus et qu’ils sont souvent les seuls restes animaux identifiables retrouvés
dans les estomacs et les déjections ainsi que dans les tertres autochtones.
Il existe maintenant des collections de référence
d’otolithes dans plusieurs endroits du monde, quoique nul ne prétende
qu’elles soient exhaustives. Les meilleures descriptions publiées sont
celles de Smale et al. (1995) pour les poissons d’Afrique du Sud, de Harkonen
(1986) pour les poissons de l’Atlantique nord-est et de Nolf (1985) pour les
poissons fossiles. Aucune de ces descriptions ne contient de photographie
d’otolithes non sagittales (lapillus et asteriscus). On n’y trouve pas non
plus d’otolithes de larves de poisson, en raison de leur aspect globulaire
relativement uniforme.
| Nous avons terminé la préparation d'une collection
de référence sur les otolithes des poissons de l'Atlantique
Nord-Ouest. Cette collection rassemble des images de 580 paires
d'otolithes sagittaux représentant 288 espèces, ainsi que des
exemples de lapilli et d'asterisci de la plupart des familles,
obtenus par photographie numérique à l'aide de procédures
d'analyse des images. L'ouvrage a été publié en 2004. |
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Certains
spécimens d’images d’otolithes d’espèces courantes sont reproduits
ci-après.
| L’aspect et la forme des otolithes des poissons d’une même
espèce varient souvent selon le lieu géographique, bien que les
avis soient partagés sur les possibilités d’utiliser cette variation
pour différencier les stocks. |
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| Dans un examen approfondi de la forme des trois
paires d’otolithes, Campana et Casselman (1993) ont conclu que la forme des otolithes
variait bel et bien dans certains stocks, mais que cette variation semblait être
d’origine environnementale plutôt que génétique. |
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| Une très
forte corrélation a été établie entre les variations de
la forme et les variations du taux de croissance et cela selon les sexes et les
âges ou classes d’âge. La forme des otolithes peut donc s’avérer
utile à la différenciation des stocks quand il existe de grandes
différences dans le taux de croissance entre ces stocks. Toutefois, lorsque
les taux de croissance sont comparables, le potentiel de discrimination entre des
groupes de poissons, même très éloignés sur le plan
géographique, est peu prometteur. |
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